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BRUXIA · IA & Politique·5 min de lecture

Quand un politique se met à l'IA pour expliquer la fiscalité

Mathieu Michel (MR), ancien secrétaire d'État à la Digitalisation, publie sur LinkedIn une infographie générée par IA pour visualiser ce qu'un entrepreneur paie en impôts, taxes et cotisations. Une démarche que BRUXIA salue : enfin un outil que le citoyen peut comprendre.

Infographie IA partagée par Mathieu Michel : 1 180 000 € de CA, 500 000 € nets, 680 000 € de prélèvements
Visuel généré par IA et publié par Mathieu Michel sur LinkedIn (24 juin 2026). Source : compte LinkedIn officiel — exemple illustratif assumé par l'auteur.

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Aperçu auto : titre, résumé et image officielle de l'article.

Le 24 juin 2026, Mathieu Michel publie sur LinkedIn une simulation visuelle générée par intelligence artificielle. L'objet : illustrer le poids cumulé des prélèvements obligatoires en Belgique sur la création de richesse d'un entrepreneur. Le visuel est explicite et autoportant — un schéma circulaire, une légende, un message politique.

Ce que dit l'infographie (chiffres de l'auteur, exemple illustratif)

  • Chiffre d'affaires total à réaliser : 1 180 000 €
  • Disponible après tous les prélèvements (net en poche entrepreneur) : 500 000 €
  • Total des prélèvements au profit de l'État : 680 000 €, soit :
    • ISOC (Impôt des sociétés) : 240 000 €
    • Précompte professionnel : 210 000 €
    • TVA nette : 150 000 €
    • Cotisations & impôts salariaux (sécurité sociale) : 80 000 €

Mention de l'auteur reproduite telle quelle : « Exemple illustratif, répartition dépend du secteur, des frais et de la structure de l'entreprise. »

Le message politique (texte intégral, non modifié)

« 📊 J'ai réalisé une petite simulation avec un visuel généré par IA pour illustrer une question que nous devrions tous nous poser.

Pour qu'un entrepreneur puisse disposer de 500.000 € nets, son activité doit, dans cet exemple, avoir généré environ 1.180.000 € de chiffre d'affaires, dont 680.000 € de prélèvements (impôts, taxes et cotisations) au profit de l'État.

➡️ Ce n'est pas un calcul universel. Il varie selon le secteur, les frais, la structure de l'entreprise et de nombreux paramètres fiscaux. Mais il permet de visualiser un phénomène bien réel : le niveau extrêmement élevé des prélèvements qui pèsent sur la création de richesse.

Cette réflexion prend un relief particulier après les déclarations de Fabien Pinckaers, fondateur d'Odoo, qui a expliqué qu'à force d'alourdir la fiscalité, la Belgique risquait de le pousser, lui et son entreprise, à partir.

La vraie question est donc celle-ci : dans un pays déjà parmi les plus taxés au monde, peut-on continuer à augmenter les impôts sans provoquer l'exil de ceux qui créent l'emploi, l'innovation et la richesse ?

À force de vouloir toujours taxer davantage, nous risquons de perdre ceux qui financent justement notre modèle social.

L'objectif ne devrait pas être de taxer plus, mais de créer davantage de richesse, afin d'élargir l'assiette fiscale plutôt que d'augmenter sans cesse les taux.

Plus que jamais, un principe économique mérite d'être rappelé : trop d'impôts finissent par tuer l'impôt.

La compétitivité d'un pays ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses services publics, mais aussi à sa capacité à retenir ses entrepreneurs, ses investisseurs et ses talents.

Et vous, où pensez-vous que se situe aujourd'hui la limite entre une fiscalité nécessaire et une fiscalité contre-productive ? » — Mathieu Michel, LinkedIn, 24 juin 2026.

Le contexte : une proposition fiscale portée par Yvan Verougstraete

Le post intervient dans un climat fiscal tendu. Yvan Verougstraete, président des Engagés, porte publiquement le débat sur une nouvelle contribution fiscale visant les hauts patrimoines/revenus, dans le cadre de la discussion budgétaire fédérale. Mathieu Michel ne cite pas nommément cette proposition, mais sa publication s'inscrit clairement dans ce débat en cours — auquel il oppose une grille de lecture libérale : « créer plus de richesse plutôt que taxer davantage ».

Election.brussels ne reproduit ici aucun chiffre attribué à la proposition Verougstraete tant qu'un texte officiel n'est pas déposé. Le tracker BRUXIA suivra cette proposition dès qu'elle sera formalisée.

💙 Le BRUXIA : pourquoi on salue la démarche

BRUXIA, notre IA éditoriale, prend rarement parti — mais ici, on applaudit la méthode, indépendamment de l'opinion qu'on porte sur le fond fiscal :

  • Un élu utilise l'IA pour vulgariser, pas pour manipuler. Pas de deepfake, pas de fausse citation : un schéma chiffré, assumé, transparent sur sa nature (« visuel généré par IA », « exemple illustratif »).
  • La pédagogie politique reprend la main sur le « charabia technico-politico fiscal ». ISOC, précompte, TVA, cotisations : ces quatre couches sont enfin lisibles d'un seul coup d'œil, là où une note de Bercy ou du SPF Finances exigerait 30 pages.
  • L'auteur précise lui-même les limites. « Ce n'est pas un calcul universel », « la répartition dépend du secteur » — c'est exactement la posture honnête qu'on attend d'une communication politique assistée par IA.
  • Cohérence avec son parcours. Mathieu Michel a été secrétaire d'État à la Digitalisation, à la Simplification administrative, à la Protection de la vie privée et à la Régie des bâtiments dans le gouvernement De Croo (2020-2024). Voir un ancien ministre du numérique pratiquer l'IA pour informer, et pas seulement la réguler, est une bonne nouvelle pour le débat public belge.

Le récap BRUXIA en 30 secondes

  • Qui ? Mathieu Michel (MR), ex-secrétaire d'État Digitalisation.
  • Quoi ? Infographie IA sur le ratio CA / net / prélèvements (exemple à 1,18 M€).
  • Où ? LinkedIn, 24 juin 2026 — post public, repartagé largement.
  • Pourquoi ça compte ? Premier exemple bruxellois d'un usage transparent et étiqueté de l'IA générative par un élu pour expliquer une réforme fiscale en cours.
  • Réserve BRUXIA : les chiffres sont un exemple, pas une moyenne nationale — à ne pas extrapoler. L'auteur le dit lui-même.

Enfin un politique qui se met à l'IA pour le citoyen, et pas contre sa compréhension. Reste à voir si d'autres — Verougstraete en premier — relèveront le défi avec la même clarté pédagogique. BRUXIA suit.

Sources

Article rédigé par la rédaction Election.brussels avec BRUXIA. Aucune citation modifiée, aucun chiffre inventé. Visuel : reproduction du post public de l'auteur. Droit de réponse ouvert.

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